Archives mensuelles : octobre 2014

Sortie du recueil « L’ailleurs est ici »

Mise en avant Fnac Perpignan Fantasy-Éditions.Rcl octobre 2014Ma nouvelle « La reine de Zangalar » est disponible en version papier! Elle est l’une des quatre nouvelles sélectionnées pour le recueil qui sort ce mois-ci chez Fantasy-Éditions.Rcl, aux côtés de « Sombre-Mort » de Foenidis, « La Déesse des Sables » d’Aurélie Genêt, et « La Gloire Écarlate » de Fabrice Pittet. À cette occasion, la maison d’éditions Fantasy-Éditions.Rcl bénéficiera d’une mise en avant de ses ouvrages à la Fnac de Perpignan durant trois semaines ( fin octobre 2014) !

Mordre le Bouclier

De Justine Niogret, aux éditions Mnémos.

livre-mordre-le-bouclier-752J’ai attendu trois mois avant de pouvoir me plonger dans la lecture de « Mordre le Bouclier » : pour une raison ou une autre, je n’arrivais pas à dépasser le cap de la première scène. Trop sombre, trop douloureux, trop violent. Puis le temps a filé, et le moment est venu. Et j’ai lu ce livre d’une traite, comme j’avais lu « Chien du Heaume » auparavant.
Le canevas est assez simple, comparé à l’intrigue tout en méandres de « Chien du Heaume ». On retrouve l’héroïne, Chien. Elle accompagne Bréhyr, une autre femme de guerre. Celle-ci cherche un homme, le dernier de ceux dont elle a juré de se venger. Elles prennent la route et iront l’attendre sur le passage d’un col, dans une forteresse abandonnée d’où elles guettent la route.En échange, Bréhyr a promis à Chien de la conduire à sa mère.
Le périple de ces deux femmes nous transporte alors dans un bas moyen-âge fantastique, à la frontière de l’horreur et du rêve.
Le monde de chien est un monde de brume, de douleur, de solitude rentrée comme un cri qu’on garde pour soi. On y côtoie des morts, des fantômes. Les images sont denses, aussi denses que la chair de cette femme qui cherche son nom et son histoire.Trouvera-t-elle enfin sa paix ?
Aussi, ne vous attendez pas à lire un roman d’aventures, car ce n’en est pas réellement un même si on y croise des chevaliers errants et des combats singuliers. Pour moi, « Mordre le Bouclier », tout comme « Chien du Heaume », c’est d’abord un monde de mots réinventés, presque de la poésie en somme. Et c’est beau, ma foi.
Et comme les phrases de l’auteur sauront mieux vous le faire sentir que tout ce que je pourrais en dire, je vous mets un petit extrait :
« Tout était lent et douloureux, tout avait la saveur des rêves noirs. ( …) La salamandre attendait, simplement, avec cet air de gargouille pierreuse pour qui le temps n’existe pas, pour qui la mort n’est qu’une pluie qui use peu à peu, emportant à chaque fois une pouldre de chair jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien. Et les hommes arrivèrent. »