Archives mensuelles : septembre 2015

Critiques de « Lisse, le cordon » (Malpertuis VI)

« Émilie Querbalec nous propose une nouvelle assez poétique par un bord, et très dark par un autre. En jeu ? Une histoire de désamour, eh oui… too bad, so sad…, de hantise, de faute, et de temps qui passe. Le titre ? Lisse, le cordon. On retient s’il vous plaît. »

Stéphane Croenne, sur son site Le Troll, l’Ombre et le Robot

« Emilie Querbalec est aussi une habituée des Artistes fous associés et des anthologies en général. L’auteur à suivre développe surtout des mondes et hantises intérieurs. Lisse le cordon est le texte le plus sombre que j’ai pu lire d’elle. J’aime particulièrement le titre. Un texte sur les passions parfois très vives de l’adolescence qui ne sont pas toujours durables des deux côtés, notamment quand elles impliquent deux jeunes filles. »

Unity Eden sur son site Unity Enden.fr

Bilan très personnel du speed-dating, Imaginales 2015

Alors qu’est-ce donc que le speed dating auteur-éditeur des Imaginales?

Imaginez une salle chaleureuse dans une auberge où une poignée d’éditeurs de SFFF ( Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) se dévouent pour vous recevoir. Le principe : présenter son œuvre en moins de dix minutes.
Cela fait déjà loin, donc tout n’est plus très frais dans ma mémoire. Ce qui est sûr, c’est que j’avais la tête gonflée à l’hélium en sortant des cinq entretiens qui me furent accordés.
D’ailleurs, quelqu’un sait comment font ces vaillants éditeurs pour supporter ces rafales de pitch et synos en série? Est-ce qu’ils ne font pas d’overdose de doliprane suite au SD?

Voici donc mon bilan:

Premier éditeur, ActuSF. Très gentil, il a tellement pitié de moi qu’il m’explique comment aborder l’entretien suivant : avec la quatrième de couv. Et là, gros blanc : mais, mais, mais, je n’ai pas préparé de quatrième de couv !  . Cela dit, j’ai réussi à ne pas faire pipi dans ma culotte.
Bon, je survis à ce premier échec et me dirige courageusement vers l’échafaud suivant.
Là, j’essaye de présenter mon roman de manière un peu plus constructive qu’avec le précédent, mais là encore, l’éditrice a tellement pitié de ma prestation qu’elle me récite le catalogue des conditions tarifaires, heu, non, d’envoi de manuscrits de sa maison d’édition.
Suit Critic, face à qui je réussis à bafouiller un bout de résumé avant de perdre le fil de mes pensées. Pas brillant, mais on dirait que je progresse! Soyons positifs.
Ah, mais le suivant, c’est celui que je pensais qu’il valait mieux éviter, tant je suis persuadée que je n’ai aucune chance chez eux, j’ai nommé Stéphane Marsan de Bragelonne.
Et là, ô miracle, j’arrive à parler de mon roman sans avoir l’impression :
1) De m’enliser dans une bouse de vache bien fraîche
2) De foncer dans un mur à 240 km/heures sans airbag
3) D’avoir oublié de prendre mon cerveau en venant.
( rayer la mention inutile).
Enfin, le monsieur de l’Atalante, épuisé, me reçoit, tout aussi lessivée, sur le coin de son pupitre. De lassitude, j’omets 40% du discours que j’ai préparé, et nous nous saluons, aussi soulagés l’un que l’autre d’en avoir enfin fini.

Mais c’était bien, quand même. C’était même génial!

Sinon, les questions qui m’ont été posées… :
1) Et les personnages?
2) Qu’est-ce que vous aimez lire?
3) Ça commence dans l’action?
4) Combien de temps avez-vous travaillé sur ce projet de roman?
5) C’est votre premier roman?
Et quelques autres questions plus spécifiques à mon oeuvre.

Si je devais le refaire, je préparerais mieux mon synopsis, mon pitch, et… une quatrième de couverture!

Bilan de l’été 2015

Les mois de juin, juillet et août 2015 ont été riches en émotions pour moi.

Tout d’abord, il y a eu Imaginales d’Épinal, où j’ai pu revoir des camarades d’écriture ainsi que mes éditeurs de Etherval, Fantasy-Éditions.rcl ou encore Malpertuis.
Si vous êtes un amoureux des littératures de l’imaginaire, cette manifestation fera votre bonheur: stands, conférences, tables rondes, ateliers divers et variés, il y a vraiment de quoi faire.
Mais cette année, ces Imaginales avaient un parfum très particulier, car non seulement je m’y rendais pour la première fois, mais sur le conseil d’une amie, je m’étais aussi inscrite à une manifestation… unique en son genre : un « speed dating auteur-éditeur« . Je devais donc absolument boucler mon roman avant de m’y rendre.
Le principe du speed dating est fort simple : présenter son roman en dix minute maximum à un nombre choisi d’éditeurs. Une bonne expérience, que j’ai racontée sur un forum d’écriture et que je partage avec vous ici, au cas où cela titillerait votre curiosité.

Une fois rentrée sur Paris et redescendue de mon petit nuage, il fallait bien me mettre quelque chose sous la dent. Je tombai sur l’annonce du concours du premier roman jeunesse de Gallimard.
Gallimard ? Roman jeunesse ? Pas pour moi, ça…
Quoique… Un beau jour de juin, l’histoire était là, mûre à point. Restait à lui donner forme.
Cette fois-ci, le défi consistait à écrire un roman complet en un été. Pas gagné… Avec une poignée de camarades d’écriture, je testai pour la première fois le NaNoWriMo (la version allégée, le Camp NaNoWriMo). Pas mal du tout, si on a un projet précis en tête ! L’émulation entre amis m’a bien aidée, et je bouclai le premier jet en deux mois, écrivant le matin avant le réveil de la maisonnée, ou sur un cahier à la plage. Une expérience intéressante.
Septembre fut consacré aux relectures, corrections et rajouts.
D’ailleurs à ce propos, je me posai mille questions sur la question des adaptations de langage oral ou chatté. Si vous êtes curieux et souhaitez décortiquer un peu ces codes, voici un dictionnaire urbain pour vous guider.
Bref, j’avais relevé le défi – à mon propre étonnement.
Mon roman ayant été envoyé hier, j’avoue me sentir un peu orpheline… Mais il faut voir le bon côté des choses : je vais pouvoir m’atteler à de nouveaux projets ! Ah, et aussi, je dois me mettre à la recherche d’un éditeur pour mon roman de Science-Fiction!

Pour finir, un petit point sur mes publications :
Quelques parutions sont prévues dans les mois à venir chez Lune Écarlate (participation à un recueil de nouvelles sur le thème de la romance LGBT), et toujours chez Projet Transition (sur le joli thème de « l’éclosion ») Ensuite, je devrais recevoir les réponses de deux « Appels à Textes » d’ici octobre. Croisons les doigts…