Archives de l’auteur : emiliequerbalec

Mai, Juin, tout plein de choses !

Le 21 mai est sorti mon roman : un moment très fort en émotion. Le plus déroutant sans doute a été de devoir le lâcher dans la nature. J’ai été très touchée par l’intérêt qu’ont manifesté des amis, des connaissances, ou même des lecteurs totalement inconnus, et j’espère que globalement ils passeront un bon moment de lecture.

Si vous souhaitez avoir quelques avis, c’est par ici.

Dans la foulée, j’ai « fait » mon premier salon aux Intergalactiques de Lyon, puis pour la toute première fois je me suis tenue derrière un stand d’éditeur aux Imaginales. Ça fait drôle. Un chouette moment comme toujours, mais avec une note particulière, donc, cette année 😊

Avec Hina Corel et Saiph Adelaide

Le 17 juin, deuxième surprise : l’annonce des prix Visions du Futur. Il y a deux ans, je gagnais le troisième prix derrière Bruno Pochesci et Éric Morlevat…. Cette année, j’ai la grande joie de me voir attribuer le premier prix ! Incroyable ! Voici donc le certificat que j’ai reçu lors de cette après-midi très sympathique sur la péniche où avaient lieu ces rencontres de l’imaginaire du Club Présences d’Esprits :

Le détail du palmarès.

 

Jury du Prix Visions du Futur et lauréats présents : Goliathus, Christophje Olry et moi-même.

Un moment fort en rigolade, comme vous pouvez le constater :

Avec Lilian Devigne et Bruno Pochesci

Quelques photos prises par Bernard Henninger et les éditions Arkuiris, qui étaient présentes pour présenter leurs anthologies, dont la dernière en date, Dans les villes de demain.

Beaucoup de joie, donc, de nouveaux amis, et le plein d’énergie pour écrire encore et encore ! (D’ailleurs, j’ai beaucoup écrit cette dernière semaine).

Côté lectures, comme toujours lorsque je suis en phase d’immersion dans l’écriture, ça reste modeste. Et je reste sur de la lecture de BD ou de nouvelles, sans doute parce que lorsque je plonge dans un roman, je ne peux plus rien faire d’autre que lire, lire, et lire encore !

Voici donc ma dernière lecture en matière de nouvelles : le numéro de Gandahar consacré aux grandes dames de la SF.

Couv. Gandahar 12 – Les grandes dames de la SF

Au sommaire, des autrices telles que Nathalie Henneberg, Julia Verlanger, mais aussi Joëlle Wintrebert, Sylvie Lainé ou Élisabeth Vonarburg., et des plumes méconnues telles que Noëlle Roger ou Christine Renard. Lisez-le ! il y a de véritables perles là-dedans 😊

Côté BD, gros coup de cœur pour L’adaptation du roman de Alain Damasio, la Horde du Contrevent. Pfffiou, la claque !

@bientôt pour la suite des aventures scribulatoires !

Les Oubliés d’Ushtâr – Avis et chroniques

Voici différentes chroniques et avis . Il y a des coups de cœur, des coups de gueule, des avis un peu mitigés, à vous de piocher pour vous faire votre propre opinion 😉

« (…) Ce premier livre d’Emilie Querbalec est réussi. Il augure bien de la suite de la carrière de cette auteure qui a su, en peu de temps, se faire une place au soleil. Il n’est pas anodin de souligner que, grâce à la richesse et à la précision de ses descriptions, sa tonalité générale et sa capacité à évoquer tout un univers, cet ouvrage m’a fait penser au Jack Vance d’« Un Monde d’Azur. »

Didier Reboussin sur la Yozone

« Les Oubliés d’Ushtâr, c’est un roman à l’univers superbement construit, qui nous plongera profondément dans ses méandres, aussi beaux, que difficiles et ainsi, nous faire vivre une aventure incroyablement forte ! »

Vampilou sur le blog Elo-Dit

 

« (…) J’ai adoré ma lecture. Ce roman se dévore tant l’histoire est passionnante. L’intrigue est super bien menée et on n’a pas le temps de s’ennuyer, car chaque chapitre apporte son lot de rebondissement. 
Au fil de l’histoire, nous découvrons de nombreux personnages aux noms assez compliqués. Mais assez vite, je me suis faite aux noms des personnages et j’ai pris plaisir à découvrir les motivations de chacun.
« Les oubliés d’Ushtâr » est le premier roman d’Emilie Querbalec et déjà sa plume à tout d’une grande autrice. C’est d’une fluidité vraiment irréprochable qui fait que les chapitres se lisent très rapidement.(…) »

Nancy Delbos sur le blog Les livres de Nancy

 

« Les Oubliés d’Ushtâr est de ces livres qu’il est bon de lire et d’apprécier, mais dont il est difficile de parler, tant chacun aura sa propre interprétation de l’histoire. Lorsque j’ai terminé ma lecture, je me suis dit que c’était bien. Juste ça. En y réfléchissant ensuite, je me rends compte que ce roman présente des aspects tellement inédits qu’on ne peut pas y être indifférent.(…) »

Merryfantasy sur le blog Mes rêves éveillés

 

« Une lecture très agréable, rapide, incitant à la réflexion, avec un style riche et des personnages sympathiques (ou trèèèèèèès antipathiques^^) mais j’ai eu l’impression que le roman était trop court par rapport à ce qu’il avait à dire et à montrer. »

Symphonie sur le blog L’imaginaerium de Symphonie

« (…) le plus d’Emilie, ce sont les émotions, les sensations. Je n’ai jamais lu un(e) auteur(e) être aussi proche du ressenti et de me faire ressentir des émotions aussi forte à la lire.
Du coup, ses personnages sont forts, puissants, vous emmène ailleurs. Nous voulons juste savoir comment ils vont avancer.(…)

Yannick sur le Prose-Café

« J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre qui m’a accroché dés le début. J’y ai retrouvé des influences d’auteurs que j’adore : Franck Herbert, Philip K-Dick… beaucoup de descriptions très raffinées et sensuelles de la nature, des paysages et lieux, une recherche approfondie de la psychologie des personnages et des rapports entre eux, des idées d’éléments futuristes très bien trouvées.(…) »

Et les avis de lecteurs sur Amazon

« Faire le procès en originalité d’une oeuvre est toujours facile mais cela peut aussi se révéler injuste. Parfois l’auteur n’est tout simplement pas dans une démarche révolutionnaire, il s’inscrit juste dans un genre et en suit le sillon parce qu’il l’apprécie et aime en reproduire les ambiances, le lyrisme, etc… la démarche créatrice peut y conserver toute sa noblesse. (…) »

The SF Avenger sur Babelio :

Un grand merci aux blogueurs et chroniqueurs, ainsi qu’à tous les lecteurs qui ont lu mon roman et m’ont donné leur avis en privé <3.

Actualités de printemps

Le soleil est encore timide, mais cela n’empêche pas les projets de bouillonner. Ou plutôt, non, c’est une drôle de période, pour moi : beaucoup de lectures, peu d’écriture. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de travail!

Car enfin, je suis fière de vous annoncer la parution de mon premier roman, le 21 mai :).

En attendant, voici la couverture et la quatrième de couverture :

Et la quatrième de couverture, pour vous faire une idée 🙂 :

 

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’ai eu la joie de voir l’une de mes nouvelles sélectionnée pour la parution d’un recueil sur le thème de la Ville du Futur chez Arkuiris. Ce texte avait été envoyé en réponse à un concours : Prix Écrire la Ville 2018 .

Côté lectures, il y a eu des découvertes : Nnedi Okorafor avec son roman « Qui a peur de la mort?« , et l’immense Kazuo Ishoguro, avec d’abord Le Géant enfoui, puis Lumière pâle sur les collines, suivie de Nocturnes  (cinq nouvelles du crépuscule)… et je lirai probablement toute son œuvre!

Plus d’infos prochainement! 🙂

Le Géant enfoui, de Kazuo Ishiguro

 

Ce roman est ma première lecture de Kazuo Ishiguro, prix Nobel de littérature 2017. J’avais vu l’adaptation cinématographique des « Vestiges du jour » à sa sortie dans les salles, et je m’attendais retrouver une ambiance relativement similaire. Que nenni !

Dans un pays de bruyère balayé par le souffle de la dragonne Querig, Axl et Béatrice entreprennent un long voyage qui doit les mener au village où vit leur fils bien-aimé. La région a été pacifiée après une ultime guerre opposant Saxons et Bretons, au prix d’un bain de sang terrible perpétré par les armées du roi Arthur. La mémoire de ces crimes s’est cependant évanouie dans la brume d’oubli qui plane sur les esprits et les lieux, tout comme s’estompent les souvenirs chéris du vieux couple.

La vengeance couve dans ce monde tissé de mythologie et de magie. De vieilles femmes vêtues de hardes noires hantent la lande désolée et des elfes enchantent les voyageurs perdus sur les berges de la rivière. Wistan, guerrier saxon envoyé par son roi, poursuit une mystérieuse mission. Les moines d’un monastère isolé nourrissent de sombres desseins….

L’écriture est belle, évoquant avec force mais aussi beaucoup de délicatesse les enjeux de ce voyage fantasmagorique. Tout est suggéré, et c’est sans doute ce qui donne à l’histoire tout son impact émotionnel. Il faut dire aussi que l’auteur nous transporte avec une grande maîtrise jusqu’au point culminant de la quête d’Axl et Béatrice, et la fin est de celles qui résonnent longtemps en nous après qu’on ait refermé le livre.

J’ai lu Le Géant enfoui, de Kazuo Ishiguro, dans sa version des Éditions des deux terres. On le trouve maintenant en Folio Poche, chez Gallimard, avec une autre couverture, tout aussi belle et sans doute plus fidèle à l’esprit du roman.

 

Petit bilan lecture et écriture de janvier

2017 a été plutôt riche en changements pour moi. Changement de travail, nouveau rythme de vie, et donc forcément, nouveau rythme d’écriture.

La grande nouvelle en 2018, c’est la sortie de mon premier roman de planet/space opera chez Nats Editions (je vous donnerai des précisions au fur et à mesure). Hé oui, car les corrections sont terminées ! La mise en page est bouclée, et d’ici peu, j’aurai le BAT (Bon à Tirer) entre mes mains… C’est à la fois très excitant et effrayant. Excitant, parce que c’est un rêve de cinq ans qui se concrétise. Effrayant, parce que… Hé bien, parce que c’est une première.

Au final, en 2017 j’ai un peu délaissé le domaine du texte court (à ma grande frustration, parce que la nouvelle est un terrain d’expérimentation passionnant, et j’espère bien pouvoir y revenir sans trop de pression d’ici l’été prochain. J’aimerais notamment essayer de démonter un peu les mécanismes d’écriture et de narration un peu trop sages et logiques que j’ai adoptés ces derniers temps, mais bref, ceci est une autre histoire !).

En revanche, j’ai bien avancé dans mon projet de roman en cours, un planet/space opera qui puise son inspiration dans la littérature japonaise classique et de la danse. Bon, au lieu des 500 mille signes prévus au départ, le manuscrit approche des 700 mille, et il reste encore, allez, une trentaine de milliers de signes à pondre pour boucler la fin. En même temps, je corrige et réécris éventuellement les premiers chapitres. Une centaine de pages sont déjà à peu près lisibles.

Côté lectures, il y a eu le tome 2 de la série Quantika de Laurence Suhner :L’Ouvreur des chemins (paru chez l’Atalante, et disponible depuis peu en Folio SF). Lu d’une traite, comme le tome 1. C’est un planet opera moderne, servi par un rythme trépidant et une écriture brillante, que je conseille vivement à tous les amateurs du genre, ou à ceux qui souhaiteraient le découvrir.

 

J’ai apprécié aussi la lecture de  L’espace d’un an de Becky Chambers,  Prix Julia Verlanger 2017 Encore une fois, un space opera bien dans l’air du temps qui présente, via l’équipage multiespèces d’un vaisseau, une utopie chaleureuse et humaniste.

 

Ah, et concernant mes publications récentes, vous pouvez me retrouver dans le Géante Rouge 2017, aux côtés de Bruno Pochesci et Lilian Devigne 😊. (Dans le cahier gris)

« Karma Goodies », dans Galaxies-SF N°48

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie. L’idée m’est venue en voyant que la RATP ( le réseau ferré le plus performant du monde) lançait un concours d’écriture (de nouvelles ou de poésie, je ne sais plus, je n’ai pas osé envoyer mon texte!)

 

Pour se procurer le Galaxies-SF N°48 :

Nouvelles d’automne

Bon, a vrai dire c’est encore l’été, mais le temps se prêtant à un petit bilan de rentrée…

Tout d’abord, une parution : ma nouvelle « Karma Goodies » est au sommaire du numéro 48 de la revue Galaxies-SF. Joie! 🙂

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie.

La couv est très belle et fantaisiste à souhait :

Ensuite, il y a eu des lectures. Des nouvelles, des tas de nouvelles, et deux romans (le deuxième est en cours:) : Le moineau de Dieu, de Mary Doria Russel, un vrai coup de cœur. De la SF, des aventures, une rencontre avec des aliens, mais avec le point vue d’une ethnologue et l’angle de la recherche de Dieu via un personnage central jésuite.

Et, en cours : Espérer le Soleil de Nelly Chadour. Des vampires, les mythes de Baba Yaga et Peter Pan revisités, le tout dans un Londres post apocalyptique devenue seul ilot de vie dans une Europe dévastée par l’hiver nucléaire. Le tout sous une plume boostée et hallucinée, un vrai régal.

Enfin, mes projets : écriture de mon projet de roman numéro 3 en cours. Après un été assez productif, je lutte au quotidien pour garder le fil conducteur avec une rentrée bien mouvementée. J’essaye d’écrire tous les jours, l’inspiration, l’énergie et la foi ne sont pas toujours là, mais l’écriture avance. 2/3 sont couchés sur disque dur au jour d’aujourd’hui.

A venir aussi : ma nouvelle « La Parfaite équation du bonheur », dans le Géante Rouge 2017 à paraître cet automne. Plus d’infos à venir!

Étoiles sans issue, de Laurent Genefort

Deuxième roman de la collection de space opera dirigée par Stéphanie Nicot chez Scrineo, Etoile sans issue est aussi le soixantième (voire plus ? ) de l’auteur. Lorsque j’étais passée à la dédicace sur Paris à l’occasion de sa sortie, Laurent Genefort m’avait parlé d’une scène de bataille spatiale qui avait presque, à elle seule, motivé l’écriture de tout le roman.

Alors pour résumer, voilà un space op qui se lit d’une traite, et qui conjugue avec habileté tout ce que j’aime dans ce genre : de l’aventure, du voyage spatial, des planètes, des enjeux géopolitiques, avec aussi des personnages qui ne sont pas en carton-pâte et un peu de cette dimension réflexive sans quoi je trouve que le tout ne serait pas complet.

L’histoire est celle de Palestel, jeune homme tout ce qu’il y a d’ordinaire, qui se trouve pris en tenaille d’intrigues politiques qui le dépassent complètement, mais avec lequel il va devoir composer. Le moteur de l’histoire est donc cette fuite en avant dans un monde, le Compas, constitué de quelques planètes dominées par une seule dynastie régnante, en proie à des luttes intestines. D’un côté, les partisans de Bosmor, le Prime Garant qui vient d’être victime d’un attentat et dont la vie est suspendue à un fil. De l’autre, son fils Azat et sa folie religieuse qui lui font entreprendre une croisade à l’échelle cosmique, avec pour objectif la transformation radicale de la biosphère des mondes du Compas afin de les rendre semblables au « Berceau ». Azat, dont le bras droit guerrier n’est rien d’autre que son ancienne maîtresse Belake, clone entièrement fabriqué à l’image de ses désirs et devenue une déesse guerrière sans pitié…

Sur cette dynamique simple mais efficace, Laurent Genefort brode, construit, texture un univers complet qui s’insère lui-même dans la vaste toile tissée par les Vangk, mystérieux êtres qui ont légué à l’humanité des « portes » leur permettant de voyager instantanément d’un point à l’autre de l’univers, et que l’on voit apparaître dans d’autres mondes développés de l’auteur.

L’une des particularités de ce roman est aussi son personnage central. Palestel n’a rien d’un héros. Chez lui, pas d’aspiration élevée, pas de rêve de grandeur, pas de compétence ou de don hors du commun, c’est le hasard seul qui le place dans cette situation et son objectif n’est pas de sauver le monde, mais sa peau. Trivial ? Peut-être, mais à mon avis, c’est ce qui en fait un personnage hors des clichés que l’on rencontre ordinairement dans ce type de fiction, et le rend, finalement, proche de nous.

J’ai aussi particulièrement aimé l’écriture, nerveuse et concise, et le réalisme qui transpire à travers tous les décors, toutes les scènes, et jusque dans la psychologie des personnages et les relations qu’ils entretiennent entre deux.  Le vocabulaire technique et scientifique est dosé juste comme il faut à mon goût, avec un mélange de technologies qui nous sont proches, et des inventions qui nous projettent aussi bien dans la pure (science) fiction – comme ces dragons de combat fidèles à la caste régnante, ou ces armes prévues pour fonctionner spécifiquement en impesanteur. Les scènes d’action sont traitées selon le même principe, ce qui nous amène donc à cette fameuse bataille spatiale, point d’orgue de l’action, et dont le traitement est effectivement loin des effets spéciaux à la Star Wars (j’ai adoré).

En bref et en conclusion, j’ai découvert avec Etoiles sans issues une autre facette de l’écriture de Laurent Genefort, et je referme le livre à la fois admirative et repue. Promesse tenue, mon capitaine!

C’est l’été !

Et donc, bientôt les vacances pour les plus chanceux !

Quoi de neuf à se mettre sous la dent?

Hé bien, une petite interview où je vous parle SF, manga, premiers pas et projets. Merci à Fabien Lyraud du blog Propos Iconoclastes!

C’est peut-être aussi le moment de télécharger quelques livres? Si vous aimez le fantastique, le recueil collectif Malpertuis VIII est désormais disponible en numérique  :).

Je vous souhaite un bel été très créatif, avec de belles lectures 🙂