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« Karma Goodies », dans Galaxies-SF N°48

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie. L’idée m’est venue en voyant que la RATP ( le réseau ferré le plus performant du monde) lançait un concours d’écriture (de nouvelles ou de poésie, je ne sais plus, je n’ai pas osé envoyer mon texte!)

 

Pour se procurer le Galaxies-SF N°48 :

Nouvelles d’automne

Bon, a vrai dire c’est encore l’été, mais le temps se prêtant à un petit bilan de rentrée…

Tout d’abord, une parution : ma nouvelle « Karma Goodies » est au sommaire du numéro 48 de la revue Galaxies-SF. Joie! 🙂

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie.

La couv est très belle et fantaisiste à souhait :

Ensuite, il y a eu des lectures. Des nouvelles, des tas de nouvelles, et deux romans (le deuxième est en cours:) : Le moineau de Dieu, de Mary Doria Russel, un vrai coup de cœur. De la SF, des aventures, une rencontre avec des aliens, mais avec le point vue d’une ethnologue et l’angle de la recherche de Dieu via un personnage central jésuite.

Et, en cours : Espérer le Soleil de Nelly Chadour. Des vampires, les mythes de Baba Yaga et Peter Pan revisités, le tout dans un Londres post apocalyptique devenue seul ilot de vie dans une Europe dévastée par l’hiver nucléaire. Le tout sous une plume boostée et hallucinée, un vrai régal.

Enfin, mes projets : écriture de mon projet de roman numéro 3 en cours. Après un été assez productif, je lutte au quotidien pour garder le fil conducteur avec une rentrée bien mouvementée. J’essaye d’écrire tous les jours, l’inspiration, l’énergie et la foi ne sont pas toujours là, mais l’écriture avance. 2/3 sont couchés sur disque dur au jour d’aujourd’hui.

A venir aussi : ma nouvelle « La Parfaite équation du bonheur », dans le Géante Rouge 2017 à paraître cet automne. Plus d’infos à venir!

Étoiles sans issue, de Laurent Genefort

Deuxième roman de la collection de space opera dirigée par Stéphanie Nicot chez Scrineo, Etoile sans issue est aussi le soixantième (voire plus ? ) de l’auteur. Lorsque j’étais passée à la dédicace sur Paris à l’occasion de sa sortie, Laurent Genefort m’avait parlé d’une scène de bataille spatiale qui avait presque, à elle seule, motivé l’écriture de tout le roman.

Alors pour résumer, voilà un space op qui se lit d’une traite, et qui conjugue avec habileté tout ce que j’aime dans ce genre : de l’aventure, du voyage spatial, des planètes, des enjeux géopolitiques, avec aussi des personnages qui ne sont pas en carton-pâte et un peu de cette dimension réflexive sans quoi je trouve que le tout ne serait pas complet.

L’histoire est celle de Palestel, jeune homme tout ce qu’il y a d’ordinaire, qui se trouve pris en tenaille d’intrigues politiques qui le dépassent complètement, mais avec lequel il va devoir composer. Le moteur de l’histoire est donc cette fuite en avant dans un monde, le Compas, constitué de quelques planètes dominées par une seule dynastie régnante, en proie à des luttes intestines. D’un côté, les partisans de Bosmor, le Prime Garant qui vient d’être victime d’un attentat et dont la vie est suspendue à un fil. De l’autre, son fils Azat et sa folie religieuse qui lui font entreprendre une croisade à l’échelle cosmique, avec pour objectif la transformation radicale de la biosphère des mondes du Compas afin de les rendre semblables au « Berceau ». Azat, dont le bras droit guerrier n’est rien d’autre que son ancienne maîtresse Belake, clone entièrement fabriqué à l’image de ses désirs et devenue une déesse guerrière sans pitié…

Sur cette dynamique simple mais efficace, Laurent Genefort brode, construit, texture un univers complet qui s’insère lui-même dans la vaste toile tissée par les Vangk, mystérieux êtres qui ont légué à l’humanité des « portes » leur permettant de voyager instantanément d’un point à l’autre de l’univers, et que l’on voit apparaître dans d’autres mondes développés de l’auteur.

L’une des particularités de ce roman est aussi son personnage central. Palestel n’a rien d’un héros. Chez lui, pas d’aspiration élevée, pas de rêve de grandeur, pas de compétence ou de don hors du commun, c’est le hasard seul qui le place dans cette situation et son objectif n’est pas de sauver le monde, mais sa peau. Trivial ? Peut-être, mais à mon avis, c’est ce qui en fait un personnage hors des clichés que l’on rencontre ordinairement dans ce type de fiction, et le rend, finalement, proche de nous.

J’ai aussi particulièrement aimé l’écriture, nerveuse et concise, et le réalisme qui transpire à travers tous les décors, toutes les scènes, et jusque dans la psychologie des personnages et les relations qu’ils entretiennent entre deux.  Le vocabulaire technique et scientifique est dosé juste comme il faut à mon goût, avec un mélange de technologies qui nous sont proches, et des inventions qui nous projettent aussi bien dans la pure (science) fiction – comme ces dragons de combat fidèles à la caste régnante, ou ces armes prévues pour fonctionner spécifiquement en impesanteur. Les scènes d’action sont traitées selon le même principe, ce qui nous amène donc à cette fameuse bataille spatiale, point d’orgue de l’action, et dont le traitement est effectivement loin des effets spéciaux à la Star Wars (j’ai adoré).

En bref et en conclusion, j’ai découvert avec Etoiles sans issues une autre facette de l’écriture de Laurent Genefort, et je referme le livre à la fois admirative et repue. Promesse tenue, mon capitaine!

C’est l’été !

Et donc, bientôt les vacances pour les plus chanceux !

Quoi de neuf à se mettre sous la dent?

Hé bien, une petite interview où je vous parle SF, manga, premiers pas et projets. Merci à Fabien Lyraud du blog Propos Iconoclastes!

C’est peut-être aussi le moment de télécharger quelques livres? Si vous aimez le fantastique, le recueil collectif Malpertuis VIII est désormais disponible en numérique  :).

Je vous souhaite un bel été très créatif, avec de belles lectures 🙂

 

 

Quoi de neuf avant l’été?

Voilà un moment que je ne suis pas venue alimenter ce blog. C’est que pas mal de choses se sont passées côté écriture ces derniers mois!

Côté publication d’écrits courts, à noter : la sortie aux Imaginales de la dernière anthologie des éditions Malpertuis, la numéro VIII : Malpertuis VIII.

Dedans, vous y trouverez tout un tas de textes formidables, dont une courte nouvelle fantastique de ma plume, « Les Algues« .

D’autres textes sont à venir mais j’en parlerai au moment de leur sortie, et cette fois ce sera de la SF en bonne et due forme :).

Enfin, last but not least, j’ai eu la joie en mars dernier de recevoir une proposition de publication pour mon premier roman – un projet de Planet Opera que je porte depuis maintenant 4 bonnes années. Mon tout premier bébé, en somme! J’avoue que je n’y croyais plus, alors quel bonheur :).

L’éditrice est une jeune femme passionnée par son métier, qui publie un peu ce qu’elle aime : son catalogue est à son image, éclectique, avec beaucoup d’albums jeunesse, un peu de SF, de Fantasy et de Fantastique. Vous pouvez consulter sa boutique ici : Nats Éditions.

La sortie est prévue pour 2018, je vous tiens au courant :).

Interview de Florian Moncomble

Florian a illustré ma nouvelle « Main Verte » dans le Etherval N°4, et je me souviens encore de l’émerveillement ressenti en découvrant son travail 🙂

Visitez son univers foisonnant de couleurs et de lumières sur son Artstation!


  • Florian, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Florian Moncomble, artiste freelance autodidacte. Je travaille actuellement pour divers studios de jeux vidéo, mais j’aimerais bien me lancer dans mes propres projets 🙂

  • Quelles sont tes sources d’inspiration ?

La nature en premier lieu, puis tous les grands maîtres de la peinture tels que Bierstadt ou Chichkine.

  • Quels sont tes outils de prédilection ?

J’utilise principalement Photoshop et le bon vieux crayon HB.

  • Comment procèdes-tu lorsque tu dois illustrer un texte ou faire une couverture ?

Quand il s’agit d’un texte, je commence par le lire attentivement et je choisis un moment ou une idée qui m’ont marqué particulièrement. Si c’est une couverture, j’essaye de rester près du thème donné et de l’interpréter pour qu’il reflète le contenu (c’est assez difficile).

  • Comment as-tu fait pour cette illustration  ?

J’ai essayé d’illustrer l’idée qui m’a le plus emballé quand j’ai lu la nouvelle et j’ai beaucoup aimé le thème !

  • Quels sont tes projets actuels ?

En ce moment je travaille avec un ami à la création d’un petit jeu de cartes basé sur des paysages pour me familiariser avec la création d’un jeu de A à  Z.

Merci !


Pour le contacter :

florianmoncomble.arstation.com

Sa page Facebook

 

Journal de nuit, de Jack Womack, chez Folio SF

Lola Hart est une jeune adolescente New Yorkaise qui vit dans les beaux quartiers, non loin de Park Avenue. Pour ses douze ans, elle reçoit un journal intime, qu’elle prénomme Anne – et l’on pense tout de suite au journal d’Anne Frank, une lecture qui m’a d’ailleurs beaucoup marquée lorsque j’avais, justement, à peu près leur âge.

Tout paraît normal, dans la vie de Lola. Elle fréquente une école privée huppée, ses parents viennent de renvoyer la bonne, ce qui a libéré une pièce et ne l’oblige plus à partager sa chambre avec sa petite sœur. Ses préoccupations sont celles d’une jeune fille de son âge.

Et puis… petit à petit, la réalité s’invite dans cet univers surprotégé. Son père, scénariste, n’a plus de contrat. Sa mère, professeur d’anglais, perd son travail. Très vite, c’est la dégringolade, et la famille se voit contrainte de déménager aux portes de Harlem. Lola doit s’adapter, se faire de nouvelles amies… Amitiés très vives, qui marquent aussi son éveil à l’amour. Et à l’ostracisme social qu’ elle subit désormais dans son école s’ajoute celui, insidieux, de l’homophobie.

L’histoire pourrait être celle, ordinaire, de la chute d’une famille et de la manière dont elle s’adapte à ses nouvelles conditions de vie. Et en un sens, ça l’est, sauf que l’Amérique où Lola grandit n’est pas tout à fait celle que nous connaissons. Par petites touches, elle nous raconte à sa façon un monde où la normalité côtoie la pire violence, et l’on devine peu à peu un pays en crise, un pays qui, en réalité, est en train de sombrer dans la guerre civile. En choisissant de nous le montrer à travers l’expérience de sa jeune héroïne, Jack Womack réussit à nous rendre la situation terriblement proche… intime, pour tout dire. L’effet est glaçant.

Vous l’aurez compris, cette lecture m’a prise aux tripes. Je rangerais bien ce livre aux côtés d’un autre roman qui m’a tout autant bouleversée, je pense à « La Route », de Cormac Mc Carthy (ce dernier met en scène un père et un fils qui tentent de survivre dans une Amérique post-apocalyptique).

Paru au début des années 90, Journal de nuit est une dystopie qui donne corps à des frayeurs très actuelles. Il ne laissera personne indifférent.

La Camera obscura, dans le Etherval numérique N°9

Je vous l’ai dit, la photographie me fascine, je l’ai même étudiée. Un hommage à Nicéphore Niepce, touche-à-tout génial et prolifique, avec un clin d’œil à une figure majeure de la physique théorique moderne. Deux génies, deux époques…

Pour se procurer la revue :

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  • Sur le site de la revue Etherval