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Actualités de printemps

Le soleil est encore timide, mais cela n’empêche pas les projets de bouillonner. Ou plutôt, non, c’est une drôle de période, pour moi : beaucoup de lectures, peu d’écriture. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de travail!

Car enfin, je suis fière de vous annoncer la parution de mon premier roman, le 21 mai :).

En attendant, voici la couverture et la quatrième de couverture :

Et la quatrième de couverture, pour vous faire une idée 🙂 :

 

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’ai eu la joie de voir l’une de mes nouvelles sélectionnée pour la parution d’un recueil sur le thème de la Ville du Futur chez Arkuiris. Ce texte avait été envoyé en réponse à un concours : Prix Écrire la Ville 2018 .

Côté lectures, il y a eu des découvertes : Nnedi Okorafor avec son roman « Qui a peur de la mort?« , et l’immense Kazuo Ishoguro, avec d’abord Le Géant enfoui, puis Lumière pâle sur les collines, suivie de Nocturnes  (cinq nouvelles du crépuscule)… et je lirai probablement toute son œuvre!

Plus d’infos prochainement! 🙂

Le Géant enfoui, de Kazuo Ishiguro

 

Ce roman est ma première lecture de Kazuo Ishiguro, prix Nobel de littérature 2017. J’avais vu l’adaptation cinématographique des « Vestiges du jour » à sa sortie dans les salles, et je m’attendais retrouver une ambiance relativement similaire. Que nenni !

Dans un pays de bruyère balayé par le souffle de la dragonne Querig, Axl et Béatrice entreprennent un long voyage qui doit les mener au village où vit leur fils bien-aimé. La région a été pacifiée après une ultime guerre opposant Saxons et Bretons, au prix d’un bain de sang terrible perpétré par les armées du roi Arthur. La mémoire de ces crimes s’est cependant évanouie dans la brume d’oubli qui plane sur les esprits et les lieux, tout comme s’estompent les souvenirs chéris du vieux couple.

La vengeance couve dans ce monde tissé de mythologie et de magie. De vieilles femmes vêtues de hardes noires hantent la lande désolée et des elfes enchantent les voyageurs perdus sur les berges de la rivière. Wistan, guerrier saxon envoyé par son roi, poursuit une mystérieuse mission. Les moines d’un monastère isolé nourrissent de sombres desseins….

L’écriture est belle, évoquant avec force mais aussi beaucoup de délicatesse les enjeux de ce voyage fantasmagorique. Tout est suggéré, et c’est sans doute ce qui donne à l’histoire tout son impact émotionnel. Il faut dire aussi que l’auteur nous transporte avec une grande maîtrise jusqu’au point culminant de la quête d’Axl et Béatrice, et la fin est de celles qui résonnent longtemps en nous après qu’on ait refermé le livre.

J’ai lu Le Géant enfoui, de Kazuo Ishiguro, dans sa version des Éditions des deux terres. On le trouve maintenant en Folio Poche, chez Gallimard, avec une autre couverture, tout aussi belle et sans doute plus fidèle à l’esprit du roman.

 

Petit bilan lecture et écriture de janvier

2017 a été plutôt riche en changements pour moi. Changement de travail, nouveau rythme de vie, et donc forcément, nouveau rythme d’écriture.

La grande nouvelle en 2018, c’est la sortie de mon premier roman de planet/space opera chez Nats Editions (je vous donnerai des précisions au fur et à mesure). Hé oui, car les corrections sont terminées ! La mise en page est bouclée, et d’ici peu, j’aurai le BAT (Bon à Tirer) entre mes mains… C’est à la fois très excitant et effrayant. Excitant, parce que c’est un rêve de cinq ans qui se concrétise. Effrayant, parce que… Hé bien, parce que c’est une première.

Au final, en 2017 j’ai un peu délaissé le domaine du texte court (à ma grande frustration, parce que la nouvelle est un terrain d’expérimentation passionnant, et j’espère bien pouvoir y revenir sans trop de pression d’ici l’été prochain. J’aimerais notamment essayer de démonter un peu les mécanismes d’écriture et de narration un peu trop sages et logiques que j’ai adoptés ces derniers temps, mais bref, ceci est une autre histoire !).

En revanche, j’ai bien avancé dans mon projet de roman en cours, un planet/space opera qui puise son inspiration dans la littérature japonaise classique et de la danse. Bon, au lieu des 500 mille signes prévus au départ, le manuscrit approche des 700 mille, et il reste encore, allez, une trentaine de milliers de signes à pondre pour boucler la fin. En même temps, je corrige et réécris éventuellement les premiers chapitres. Une centaine de pages sont déjà à peu près lisibles.

Côté lectures, il y a eu le tome 2 de la série Quantika de Laurence Suhner :L’Ouvreur des chemins (paru chez l’Atalante, et disponible depuis peu en Folio SF). Lu d’une traite, comme le tome 1. C’est un planet opera moderne, servi par un rythme trépidant et une écriture brillante, que je conseille vivement à tous les amateurs du genre, ou à ceux qui souhaiteraient le découvrir.

 

J’ai apprécié aussi la lecture de  L’espace d’un an de Becky Chambers,  Prix Julia Verlanger 2017 Encore une fois, un space opera bien dans l’air du temps qui présente, via l’équipage multiespèces d’un vaisseau, une utopie chaleureuse et humaniste.

 

Ah, et concernant mes publications récentes, vous pouvez me retrouver dans le Géante Rouge 2017, aux côtés de Bruno Pochesci et Lilian Devigne 😊. (Dans le cahier gris)

« Karma Goodies », dans Galaxies-SF N°48

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie. L’idée m’est venue en voyant que la RATP ( le réseau ferré le plus performant du monde) lançait un concours d’écriture (de nouvelles ou de poésie, je ne sais plus, je n’ai pas osé envoyer mon texte!)

 

Pour se procurer le Galaxies-SF N°48 :

Nouvelles d’automne

Bon, a vrai dire c’est encore l’été, mais le temps se prêtant à un petit bilan de rentrée…

Tout d’abord, une parution : ma nouvelle « Karma Goodies » est au sommaire du numéro 48 de la revue Galaxies-SF. Joie! 🙂

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie.

La couv est très belle et fantaisiste à souhait :

Ensuite, il y a eu des lectures. Des nouvelles, des tas de nouvelles, et deux romans (le deuxième est en cours:) : Le moineau de Dieu, de Mary Doria Russel, un vrai coup de cœur. De la SF, des aventures, une rencontre avec des aliens, mais avec le point vue d’une ethnologue et l’angle de la recherche de Dieu via un personnage central jésuite.

Et, en cours : Espérer le Soleil de Nelly Chadour. Des vampires, les mythes de Baba Yaga et Peter Pan revisités, le tout dans un Londres post apocalyptique devenue seul ilot de vie dans une Europe dévastée par l’hiver nucléaire. Le tout sous une plume boostée et hallucinée, un vrai régal.

Enfin, mes projets : écriture de mon projet de roman numéro 3 en cours. Après un été assez productif, je lutte au quotidien pour garder le fil conducteur avec une rentrée bien mouvementée. J’essaye d’écrire tous les jours, l’inspiration, l’énergie et la foi ne sont pas toujours là, mais l’écriture avance. 2/3 sont couchés sur disque dur au jour d’aujourd’hui.

A venir aussi : ma nouvelle « La Parfaite équation du bonheur », dans le Géante Rouge 2017 à paraître cet automne. Plus d’infos à venir!

Étoiles sans issue, de Laurent Genefort

Deuxième roman de la collection de space opera dirigée par Stéphanie Nicot chez Scrineo, Etoile sans issue est aussi le soixantième (voire plus ? ) de l’auteur. Lorsque j’étais passée à la dédicace sur Paris à l’occasion de sa sortie, Laurent Genefort m’avait parlé d’une scène de bataille spatiale qui avait presque, à elle seule, motivé l’écriture de tout le roman.

Alors pour résumer, voilà un space op qui se lit d’une traite, et qui conjugue avec habileté tout ce que j’aime dans ce genre : de l’aventure, du voyage spatial, des planètes, des enjeux géopolitiques, avec aussi des personnages qui ne sont pas en carton-pâte et un peu de cette dimension réflexive sans quoi je trouve que le tout ne serait pas complet.

L’histoire est celle de Palestel, jeune homme tout ce qu’il y a d’ordinaire, qui se trouve pris en tenaille d’intrigues politiques qui le dépassent complètement, mais avec lequel il va devoir composer. Le moteur de l’histoire est donc cette fuite en avant dans un monde, le Compas, constitué de quelques planètes dominées par une seule dynastie régnante, en proie à des luttes intestines. D’un côté, les partisans de Bosmor, le Prime Garant qui vient d’être victime d’un attentat et dont la vie est suspendue à un fil. De l’autre, son fils Azat et sa folie religieuse qui lui font entreprendre une croisade à l’échelle cosmique, avec pour objectif la transformation radicale de la biosphère des mondes du Compas afin de les rendre semblables au « Berceau ». Azat, dont le bras droit guerrier n’est rien d’autre que son ancienne maîtresse Belake, clone entièrement fabriqué à l’image de ses désirs et devenue une déesse guerrière sans pitié…

Sur cette dynamique simple mais efficace, Laurent Genefort brode, construit, texture un univers complet qui s’insère lui-même dans la vaste toile tissée par les Vangk, mystérieux êtres qui ont légué à l’humanité des « portes » leur permettant de voyager instantanément d’un point à l’autre de l’univers, et que l’on voit apparaître dans d’autres mondes développés de l’auteur.

L’une des particularités de ce roman est aussi son personnage central. Palestel n’a rien d’un héros. Chez lui, pas d’aspiration élevée, pas de rêve de grandeur, pas de compétence ou de don hors du commun, c’est le hasard seul qui le place dans cette situation et son objectif n’est pas de sauver le monde, mais sa peau. Trivial ? Peut-être, mais à mon avis, c’est ce qui en fait un personnage hors des clichés que l’on rencontre ordinairement dans ce type de fiction, et le rend, finalement, proche de nous.

J’ai aussi particulièrement aimé l’écriture, nerveuse et concise, et le réalisme qui transpire à travers tous les décors, toutes les scènes, et jusque dans la psychologie des personnages et les relations qu’ils entretiennent entre deux.  Le vocabulaire technique et scientifique est dosé juste comme il faut à mon goût, avec un mélange de technologies qui nous sont proches, et des inventions qui nous projettent aussi bien dans la pure (science) fiction – comme ces dragons de combat fidèles à la caste régnante, ou ces armes prévues pour fonctionner spécifiquement en impesanteur. Les scènes d’action sont traitées selon le même principe, ce qui nous amène donc à cette fameuse bataille spatiale, point d’orgue de l’action, et dont le traitement est effectivement loin des effets spéciaux à la Star Wars (j’ai adoré).

En bref et en conclusion, j’ai découvert avec Etoiles sans issues une autre facette de l’écriture de Laurent Genefort, et je referme le livre à la fois admirative et repue. Promesse tenue, mon capitaine!

C’est l’été !

Et donc, bientôt les vacances pour les plus chanceux !

Quoi de neuf à se mettre sous la dent?

Hé bien, une petite interview où je vous parle SF, manga, premiers pas et projets. Merci à Fabien Lyraud du blog Propos Iconoclastes!

C’est peut-être aussi le moment de télécharger quelques livres? Si vous aimez le fantastique, le recueil collectif Malpertuis VIII est désormais disponible en numérique  :).

Je vous souhaite un bel été très créatif, avec de belles lectures 🙂

 

 

Quoi de neuf avant l’été?

Voilà un moment que je ne suis pas venue alimenter ce blog. C’est que pas mal de choses se sont passées côté écriture ces derniers mois!

Côté publication d’écrits courts, à noter : la sortie aux Imaginales de la dernière anthologie des éditions Malpertuis, la numéro VIII : Malpertuis VIII.

Dedans, vous y trouverez tout un tas de textes formidables, dont une courte nouvelle fantastique de ma plume, « Les Algues« .

D’autres textes sont à venir mais j’en parlerai au moment de leur sortie, et cette fois ce sera de la SF en bonne et due forme :).

Enfin, last but not least, j’ai eu la joie en mars dernier de recevoir une proposition de publication pour mon premier roman – un projet de Planet Opera que je porte depuis maintenant 4 bonnes années. Mon tout premier bébé, en somme! J’avoue que je n’y croyais plus, alors quel bonheur :).

L’éditrice est une jeune femme passionnée par son métier, qui publie un peu ce qu’elle aime : son catalogue est à son image, éclectique, avec beaucoup d’albums jeunesse, un peu de SF, de Fantasy et de Fantastique. Vous pouvez consulter sa boutique ici : Nats Éditions.

La sortie est prévue pour 2018, je vous tiens au courant :).