Archives de l’auteur : emiliequerbalec

Quoi de neuf avant l’été?

Voilà un moment que je ne suis pas venue alimenter ce blog. C’est que pas mal de choses se sont passées côté écriture ces derniers mois!

Côté publication d’écrits courts, à noter : la sortie aux Imaginales de la dernière anthologie des éditions Malpertuis, la numéro VIII : Malpertuis VIII.

Dedans, vous y trouverez tout un tas de textes formidables, dont une courte nouvelle fantastique de ma plume, « Les Algues« .

D’autres textes sont à venir mais j’en parlerai au moment de leur sortie, et cette fois ce sera de la SF en bonne et due forme :).

Enfin, last but not least, j’ai eu la joie en mars dernier de recevoir une proposition de publication pour mon premier roman – un projet de Planet Opera que je porte depuis maintenant 4 bonnes années. Mon tout premier bébé, en somme! J’avoue que je n’y croyais plus, alors quel bonheur :).

L’éditrice est une jeune femme passionnée par son métier, qui publie un peu ce qu’elle aime : son catalogue est à son image, éclectique, avec beaucoup d’albums jeunesse, un peu de SF, de Fantasy et de Fantastique. Vous pouvez consulter sa boutique ici : Nats Éditions.

La sortie est prévue pour 2018, je vous tiens au courant :).

Interview de Florian Moncomble

Florian a illustré ma nouvelle « Main Verte » dans le Etherval N°4, et je me souviens encore de l’émerveillement ressenti en découvrant son travail 🙂

Visitez son univers foisonnant de couleurs et de lumières sur son Artstation!


  • Florian, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Florian Moncomble, artiste freelance autodidacte. Je travaille actuellement pour divers studios de jeux vidéo, mais j’aimerais bien me lancer dans mes propres projets 🙂

  • Quelles sont tes sources d’inspiration ?

La nature en premier lieu, puis tous les grands maîtres de la peinture tels que Bierstadt ou Chichkine.

  • Quels sont tes outils de prédilection ?

J’utilise principalement Photoshop et le bon vieux crayon HB.

  • Comment procèdes-tu lorsque tu dois illustrer un texte ou faire une couverture ?

Quand il s’agit d’un texte, je commence par le lire attentivement et je choisis un moment ou une idée qui m’ont marqué particulièrement. Si c’est une couverture, j’essaye de rester près du thème donné et de l’interpréter pour qu’il reflète le contenu (c’est assez difficile).

  • Comment as-tu fait pour cette illustration  ?

J’ai essayé d’illustrer l’idée qui m’a le plus emballé quand j’ai lu la nouvelle et j’ai beaucoup aimé le thème !

  • Quels sont tes projets actuels ?

En ce moment je travaille avec un ami à la création d’un petit jeu de cartes basé sur des paysages pour me familiariser avec la création d’un jeu de A à  Z.

Merci !


Pour le contacter :

florianmoncomble.arstation.com

Sa page Facebook

 

Journal de nuit, de Jack Womack, chez Folio SF

Lola Hart est une jeune adolescente New Yorkaise qui vit dans les beaux quartiers, non loin de Park Avenue. Pour ses douze ans, elle reçoit un journal intime, qu’elle prénomme Anne – et l’on pense tout de suite au journal d’Anne Frank, une lecture qui m’a d’ailleurs beaucoup marquée lorsque j’avais, justement, à peu près leur âge.

Tout paraît normal, dans la vie de Lola. Elle fréquente une école privée huppée, ses parents viennent de renvoyer la bonne, ce qui a libéré une pièce et ne l’oblige plus à partager sa chambre avec sa petite sœur. Ses préoccupations sont celles d’une jeune fille de son âge.

Et puis… petit à petit, la réalité s’invite dans cet univers surprotégé. Son père, scénariste, n’a plus de contrat. Sa mère, professeur d’anglais, perd son travail. Très vite, c’est la dégringolade, et la famille se voit contrainte de déménager aux portes de Harlem. Lola doit s’adapter, se faire de nouvelles amies… Amitiés très vives, qui marquent aussi son éveil à l’amour. Et à l’ostracisme social qu’ elle subit désormais dans son école s’ajoute celui, insidieux, de l’homophobie.

L’histoire pourrait être celle, ordinaire, de la chute d’une famille et de la manière dont elle s’adapte à ses nouvelles conditions de vie. Et en un sens, ça l’est, sauf que l’Amérique où Lola grandit n’est pas tout à fait celle que nous connaissons. Par petites touches, elle nous raconte à sa façon un monde où la normalité côtoie la pire violence, et l’on devine peu à peu un pays en crise, un pays qui, en réalité, est en train de sombrer dans la guerre civile. En choisissant de nous le montrer à travers l’expérience de sa jeune héroïne, Jack Womack réussit à nous rendre la situation terriblement proche… intime, pour tout dire. L’effet est glaçant.

Vous l’aurez compris, cette lecture m’a prise aux tripes. Je rangerais bien ce livre aux côtés d’un autre roman qui m’a tout autant bouleversée, je pense à « La Route », de Cormac Mc Carthy (ce dernier met en scène un père et un fils qui tentent de survivre dans une Amérique post-apocalyptique).

Paru au début des années 90, Journal de nuit est une dystopie qui donne corps à des frayeurs très actuelles. Il ne laissera personne indifférent.

La Camera obscura, dans le Etherval numérique N°9

Je vous l’ai dit, la photographie me fascine, je l’ai même étudiée. Un hommage à Nicéphore Niepce, touche-à-tout génial et prolifique, avec un clin d’œil à une figure majeure de la physique théorique moderne. Deux génies, deux époques…

Pour se procurer la revue :

  • Sur Amazon (au prix ultra imbattable de 3€)
  • Sur le site de la revue Etherval

Vestiges, de Laurence Suhner, aux éditions l’Atalante

Vestiges est le premier tome de la trilogie Quantika, et cela faisait un moment que je lorgnais du côté de ce roman. Il se trouve que l’auteur était en dédicace aux Utopiales 2016 à Nantes, c’était l’occasion de découvrir son univers !

Et, et, et…. Je l’avoue, oui, j’ai ADORÉ !

Vestiges_Roman L.Suhner

Alors de quoi ça parle ? Gemma est une planète de glace, en cours de colonisation. La richesse de son sous-sol attire les industries en manque de ressources, sa faune microbiologique et ses spécificités géologiques en font un terrain d’étude passionnant pour les scientifiques. D’ailleurs, Gemma a une particularité, et pas des moindres : elle a été visitée il y a douze mille ans par une civilisation extra-terrestre qui a laissé derrière elle un mystérieux et impénétrable artefact en orbite. Cette ombre inquiétante alimente les fantasmes et les peurs des colons, et sans doute leur présence constitue-t-elle un frein à une implantation massive de l’homme. Sans compter que depuis dix ans, d’étranges et terrifiants événements se produisent à la surface, en un point baptisé « point de collapsus », où des distorsions spatio-temporelles inexpliquées détruisent convois et installations humaines.

Le professeur Stanislas, physicien, étudie ces phénomènes. Retranché dans une ancienne station climatologique avec une poignée de collègues, il n’a de cesse de percer le secret de ces paradoxes. Les hypothèses vont bon train, toutes plus farfelues les unes que les autres. S’agit-il d’une sorte de machine qui détraquerait la réalité ? Sa fille Kya, à peine sortie de l’adolescence, supporte mal le manque d’attention de ce père qui a la tête dans ses calculs plus qu’il ne l’écoute. Son besoin de liberté la pousse à rejoindre les Enfants de Gemma, une bande de guérilleros qui luttent pour la libération de leur planète. Tout se précipite lorsqu’une équipe de scientifiques dirigée par Ambre Pasquier débarque en bordure du glacier. Leur objectif : mettre à jour de très anciens vestiges enfouis dans les profondeurs de Gemma. Vestiges qui, curieusement, se trouvent pile dans l’axe du point de Collapsus. Comment Ambre Pasquier a-t-elle su où orienter ses fouilles est encore une énigme, car elle n’a confié à personne ces rêves qui la hantent, où une voix la guide à travers ces portiques assombris jusqu’à une porte, l’enjoignant à danser au rythme de ses pulsations. Les spécialistes qui l’entourent ne se doutent pas qu’ils sont en train d’ouvrir la boîte de Pandore…

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi captivée par une lecture. Si vous voulez vous faire une petite idée de ce magnifique planet opera, jetez d’abord un coup d’œil à la couverture, absolument somptueuse. Voyage, quête d’absolu et exploration sont au rendez-vous, mais dans une langue et avec des personnages modernes, qui pourront même paraître familiers. L’impression de réalité est jouissive, pour un peu, on s’y croirait. Le background scientifique est solide, très documenté, savoureux, mais comme de juste lorsqu’il s’agit de rencontre avec le troisième type, la dimension philosophique, voire mystique, est tout aussi prégnante. En résumé, tout est bon, dans Vestige ! On y trouve le plaisir tout simple de tourner les pages avec avidité pour connaître la suite de chaque chapitre, le plaisir du rêve et du voyage, de la plongée dans l’imaginaire, le plaisir de s’attacher à des personnages, de se laisser guider par leurs passions, leurs réflexions ou leurs aventures, le tout servi avec une narration et un style à la fois efficace et imagé.

La petite frustration, c’est que le tome 1 s’achève sur un suspense. La bonne nouvelle, en ce qui me concerne, c’est que les tomes 2 et 3 sont déjà parus!

En attendant, si vous êtes curieux ou si comme moi, vous avez envie de prolonger encore votre visite de cet univers, il est possible de découvrir plus de facettes du monde de Quantika sur le site de l’auteur http://www.quantika-sf.com

Dernières parutions pour cette fin d’année

En numérique cette fois, j’ai la joie et l’honneur (oui, ça fait beaucoup, mais c’est Galaxies, quand même!!! ) de voir une de mes nouvelles rejoindre le sommaire de la version numérique du numéro 44  : « Conversation avec un ange » est un texte de SF expérimental (dans sa forme, en tous cas!) , sur le thème de la non-violence et de la transmission intergénérationnelle. Le titre n’apparaît pas dans la couverture du e-Galaxie, mais le cœur y est, si si :).

Pour se le procurer, c’est par là !

Et dernière petite publication de l’année 2016, une fantaisie sur le thème de l’invention révolutionnaire dans le Etherval numérique N°9! Si vous voulez savoir quel est le rapport entre Nicéphore Niepce et Erwin Schrödinger, lisez ma « Camera Obscura »… :p

Pour se procurer la revue :

  • Sur Amazon (au prix ultra imbattable de 3€)
  • Sur le site de la revue Etherval

 

 

 

 

Et sur ces bonnes nouvelles, je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année!

Critiques de « Pour une Étincelle d’amour »

« Troisième au classement, Émilie Querbalec nous offre “Pour une simple étincelle d’amour”, histoire d’un capitaine d’industrie qui délocalise son laboratoire sur Mars pour échapper à la censure de la Terre et promouvoir le projet qui lui tient à cœur : la réalisation d’une intelligence artificielle, but atteint en la personne de son assistante. Notre héros meurt dans ses bras des suites d’une longue maladie comme l’on dit pudiquement, et le récit verse ensuite dans le cheminement moral des deux autres protagonistes de l’intrigue, l’assistante bien sûr, et la directrice-adjointe, œil de la Terre dans le laboratoire. L’histoire est plaisante, le style fluide. On sent qu’Émilie Querbalec a un peu plus de métier que l’auteure précédente, ce que confirme une rapide recherche puisqu’elle a publié une bonne dizaine de nouvelles dans des supports comme « Etherval » ou l’anthologie « Malpertuis ».

Par Didier Reboussin, sur Yozone

« Pour une simple étincelle d’amour, d’Emilie Querbalec (3e prix) : Une nouvelle touchante où, sur Mars, une androïde découvre ses propres sentiments après s’être liée à son créateur. C’est si beau que la sous-intrigue de complot qui s’y greffe n’était peut-être même pas nécessaire. Très bon texte toutefois »

Par Phil Becker, sur Écriture et S3F