Bilan très personnel du speed-dating, Imaginales 2015

Alors qu’est-ce donc que le speed dating auteur-éditeur des Imaginales?

Imaginez une salle chaleureuse dans une auberge où une poignée d’éditeurs de SFFF ( Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) se dévouent pour vous recevoir. Le principe : présenter son œuvre en moins de dix minutes.
Cela fait déjà loin, donc tout n’est plus très frais dans ma mémoire. Ce qui est sûr, c’est que j’avais la tête gonflée à l’hélium en sortant des cinq entretiens qui me furent accordés.
D’ailleurs, quelqu’un sait comment font ces vaillants éditeurs pour supporter ces rafales de pitch et synos en série? Est-ce qu’ils ne font pas d’overdose de doliprane suite au SD?

Voici donc mon bilan:

Premier éditeur, ActuSF. Très gentil, il a tellement pitié de moi qu’il m’explique comment aborder l’entretien suivant : avec la quatrième de couv. Et là, gros blanc : mais, mais, mais, je n’ai pas préparé de quatrième de couv !  . Cela dit, j’ai réussi à ne pas faire pipi dans ma culotte.
Bon, je survis à ce premier échec et me dirige courageusement vers l’échafaud suivant.
Là, j’essaye de présenter mon roman de manière un peu plus constructive qu’avec le précédent, mais là encore, l’éditrice a tellement pitié de ma prestation qu’elle me récite le catalogue des conditions tarifaires, heu, non, d’envoi de manuscrits de sa maison d’édition.
Suit Critic, face à qui je réussis à bafouiller un bout de résumé avant de perdre le fil de mes pensées. Pas brillant, mais on dirait que je progresse! Soyons positifs.
Ah, mais le suivant, c’est celui que je pensais qu’il valait mieux éviter, tant je suis persuadée que je n’ai aucune chance chez eux, j’ai nommé Stéphane Marsan de Bragelonne.
Et là, ô miracle, j’arrive à parler de mon roman sans avoir l’impression :
1) De m’enliser dans une bouse de vache bien fraîche
2) De foncer dans un mur à 240 km/heures sans airbag
3) D’avoir oublié de prendre mon cerveau en venant.
( rayer la mention inutile).
Enfin, le monsieur de l’Atalante, épuisé, me reçoit, tout aussi lessivée, sur le coin de son pupitre. De lassitude, j’omets 40% du discours que j’ai préparé, et nous nous saluons, aussi soulagés l’un que l’autre d’en avoir enfin fini.

Mais c’était bien, quand même. C’était même génial!

Sinon, les questions qui m’ont été posées… :
1) Et les personnages?
2) Qu’est-ce que vous aimez lire?
3) Ça commence dans l’action?
4) Combien de temps avez-vous travaillé sur ce projet de roman?
5) C’est votre premier roman?
Et quelques autres questions plus spécifiques à mon oeuvre.

Si je devais le refaire, je préparerais mieux mon synopsis, mon pitch, et… une quatrième de couverture!