Critique de « Sur les Marches d’Oort »

 » (…) Cette nouvelle est construite comme un thriller avec un rythme alterné des chapitres entre les deux personnages principaux. Il faut dire que ce découpage est très efficace quant au rythme de l’intrigue. Mais pour ma part, j’ai plutôt eu l’impression de lire un conte traditionnel avec son lot de mysticisme, d’esprits frappeurs ou de fantômes railleurs. Ce mélange si subtil de genres mêlé à l’ambiance particulière de la nuit nous captive de la première à la dernière ligne. (…) »

Heartnsoul, sur son blog Heart’nsoul

« (…)  Tout d’abord, le premier élément que vous pouvez noter est la plume. Elle est belle, riche et presque poétique aussi. On sent que les mots ont été choisis avec soin sans que cela pèse, mais que pour bien au contraire, le lecteur puisse réellement plonger dans l’univers si particulier de la nouvelle. On reconnaît l’empreinte japonaise, très vite, avec cependant une petite touche en plus.

Le lecteur est donc tout de suite immergé dans ce nouveau monde qu’on touche du bout des doigts, mais qui semble aussi complexe et construit qu’une galaxie. J’admire toujours les auteurs qui savent en imposer autant en si peu de pages. Même les personnages ont leur histoire, c’est vraiment travaillé. J’avoue cependant que j’aurais presque désiré un peu plus de détails pour Mei, la petite fille. Ça reste une nouvelle et on ne peut pas non plus demander tout ce qu’on pourrait trouver dans un roman. Donc ça passe très bien ici.

L’ambiance de la nouvelle est très particulière. Elle fait appel en effet au registre onirique, avec des références qui m’échappent très certainement mais me rappelle les films d’animation japonais que j’ai visionnés. On se rapproche plus du rêve un peu… pas glauque, mais presque, quand même. Des esprits, des croyances étranges, des désespoirs et peu de lumière. Pourtant, moi qui suis très sensible, je n’ai pas été effrayée. Je n’ai pas non plus été très à l’aise, mais je restais curieuse. Un peu « berk » sur certains points, mais intriguée de savoir comment tout ceci allait se finir. (…) « 

Cha, de l’Eden des Rêves

« Il y a rien à faire. Je suis vraiment fan de la plume d’Emilie. Et bien, tu sais pas Emilie ?! Je me suis fait plaisir, vraiment ! Que sommes nous capable de faire par amour/égoïsme ?!
Cette nouvelle est émotionnellement très belle, très intense. Cette douleur, puis cet espoir et au final l’amour, le vrai qui vous prend aux tripes.
Je me suis vu à la place de ce père. Dur !!!

Merci Emilie, quand tu veux tu m’envoies une autre merveille !!! »

Yannick, de Prose-Café

« Cette magnifique nouvelle m’a transportée avec beaucoup d’onirisme dans le coeur d’un homme brisé et de sa fillette.

Dans un monde qui n’est pas le nôtre, une planète au nom d’Oort, où la lumière n’a pas son entrée, vivent un homme et une fillette désemparés, esseulés après la mort d’Ayumi, épouse et mère. Hantés par le souvenir de la précieuse femme, père et fille refusent de quitter cette terre inhospitalière pour une contrée plus accueillante. Car une pensée ne quitte pas le sculpteur-magicien : redonner vie à sa bien-aimée épouse. Quant à la fillette, devant le désarroi de son père, elle fera appel dans toute sa candeur au dieu des morts… Avec les conséquences que cela engendre…
(…)
Ce monde merveilleux est un mélange d’univers sombre et sans lumière sorti tout droit de l’imagination de l’auteur, mélangé à la magie, le tout saupoudré de quelques touches de Japon, qui viennent apporter un goût exotique à cette histoire, je devrais dire à ce conte.

J’ai été captivée par cette courte mais bouleversante histoire, où l’on ressent la blessure profonde d’un homme amoureux de sa défunte épouse, le vide créé par son absence.
Noriev, cet homme bon et innocent paiera malheureusement le prix fort pour son amour. Mais l’amour ne doit-il pas veiller sur l’être aimé ? Qui de la mort ou de l’amour remportera la partie ?

Une histoire onirique à souhait, une plume poétique, qui nous emmène dans un univers original, sur les traces d’une famille à la recherche d’un être adoré.
Une très belle ode à la vie, à la mort, aux souvenirs impérissables des êtres chéris. A ce lien indéfectible entre deux personnes qui s’aiment, indéfectible… même après la mort…
C’est magique, mélancolique, tout simplement beau.

Chronique parue sur L’Imaginarium