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Projets d’écriture, mai 2020

Aujourd’hui, veille du « déconfinement », faisons donc le point sur le projet de roman qui m’occupe en ce moment.

Il s’agit d’un roman de science-fiction (on ne se refait pas) qui mélange différentes époques, avec à chaque fois un point de vue différent sur un même phénomène dont je ne divulguerai pas tout de suite la nature, évidemment 😊

Ce projet est un défi à bien des égards, car au lieu d’inventer librement un monde imaginaire comme je l’ai fait jusqu’à présent, je m’impose de partir de faits historiques, ou d’un environnement très proche de notre monde contemporain, pour introduire ensuite un décalage.

Dans l’une de ces réalités alternatives évolue le personnage d’une nonne-guerrière bouddhiste. La guerrière, qu’elle soit nonne ou pas, est un archétype assez commun en fantasy, peut-être un peu moins en science-fiction. En tous cas, j’ai beaucoup de plaisir à me glisser dans la peau d’un tel personnage. Mais les nonnes guerrières existaient-elles vraiment ?

Une partie passionnante de ce travail d’écriture consiste à plonger dans des documents qui se rapportent aux thèmes et à l’époque dans laquelle s’insère mon histoire. Quand on regarde le statut des femmes dans le bouddhisme à travers l’histoire, on voit bien qu’elles n’ont pas bénéficié des mêmes règles et avantages que les moines. Différentes études existent, certaines plus nuancées et savantes que d’autres. Ce qu’il en ressort, c’est que le bouddhisme, en tant que religion qui s’est construite dans des sociétés dominées par le pouvoir masculin, n’échappe pas aux discriminations de genre habituelles.

A ce sujet, j’ai trouvé la réflexion de cette femme bouddhiste occidentale très intéressante.

Et cette analyse sur la femme et le féminin dans le bouddhisme.

D’autres sources d’inspiration alimentent mon écriture, comme ce genre d’images ou de descriptions (équipement d’un « sôhei »)

Alors, pour finir, quel bilan ?

Je dois être grosso modo au tiers ou au quart de ce projet. Le récit est lancé pour trois des personnages, j’ai en tête les mécanismes principaux de l’histoire dans son ensemble… Une autre voix devrait s’ajouter à ces trois premières, qui nous projettera très loin dans le futur 😊

Sinon, une autre envie a germé, mais ce sera pour après, si je m’y mets un jour, ce qui dépendra de plein de choses. Il s’agirait d’écrire la suite de mon space-opera « Les Oubliés d’Ushtâr ». Cela se passerait 60 ans après les événements, au moment où Gul-Yan s’apprête à transmettre à son tour sa Gemme de Vie.

Longue vie et prospérité !

Les Imaginales en mai, et un roman d’automne

Les temps ne prêtent pas à la légèreté, mais j’ai pourtant une nouvelle heureuse à vous annoncer : mon second roman, Quitter les Monts d’Automne, devrait paraître en septembre prochain aux éditions Albin Michel, dans leur collection Imaginaire dirigée par Gilles Dumay.

D’ici quelques jours, je pense créer une page où je vous confierai les différentes sources où j’ai puisé mon inspiration pour ce projet, dont l’écriture avait débuté en juin 2017 à une période un peu particulière de ma vie.

En attendant, vous pouvez aller voir la présentation de l’éditeur sur le site Albin Michel Imaginaire, ainsi que les travaux préliminaires de Manchu pour la couverture – ça c’est pour le plaisir des yeux 👀

Côté textes courts, j’aurai aussi bientôt quelques nouveautés à vous présenter. Patience, patience!

Une surprise aussi : cette année, je suis invitée (invitée !!!! incroyable ) aux Imaginales, avec d’autres auteurs et autrices ayant publié un premier roman. Les Imaginales est un festival des littératures de l’imaginaire qui se tient à Épinal en mai et rassemble des milliers d’amateurs passionnés. C’est à chaque fois un moment magique, et cette année… hé bien, cette année sera un peu particulière 🍀

Affiche et thématique des Imaginales 2020, signée Armel GAULME

Et mes projets d’écriture ? Je m’intéresse de nouveau à un début de roman laissé à l’abandon depuis l’automne dernier. Tout est à reprendre, et de nouvelles idées viennent bousculer les anciennes pour insuffler une dimension inattendue à l’intrigue imaginée initialement. Alors je sors mes carnets de note, je réécris, je me documente… et je laisse pousser🌱.

Bientôt la fin de l’année 2019

28 Novembre 2019 : Je ne suis suis pas sûre de savoir exprimer avec des mots ce que je ressens aujourd’hui, après la joie et l’émotion de ces derniers jours. Mais aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche, blanche comme les pages que je noircis depuis quelques années, entre les moments de doute et les élans d’inspiration, les rencontres, les amitiés, les espaces indécis où s’immiscent les rêves… Tout à l’heure, donc, j’ai pris mon stylo 🖊 et j’ai apposé des signes au coin de quelques feuilles. Je peux à présent dire, je crois, que mon deuxième roman a trouvé sa maison, et qu’il y sera bien.

À part ça, il a neigé, ce matin 🍀

Petit bilan écriture de la rentrée

Oui, parfois ça fait du bien de se retourner pour voir où l’on en est. Surtout quand faut composer avec mille et une choses pour réussir à se libérer du temps pour écrire – un temps forcément fragmenté, avec tout ce que ça entraîne comme flottements et passages à vide.

Alors ce mois-ci, malgré les remous et les coups de speed inévitables de la rentrée, j’ai pu finir de corriger une nouvelle qui me tenait beaucoup à cœur. Merci à l’amie qui a pris le temps de me lire et de discuter autour d’une bière à ce sujet, elle se reconnaîtra 😊.

Ensuite, j’ai commencé l’écriture d’un nouveau roman. C’est un projet différent de ceux qui m’animaient jusqu’à présent, en ce sens que c’est un récit fortement ancré dans le monde qui m’entoure. Ce qui m’oblige à me poser mille questions, assez différentes de celles que j’ai pu me poser lorsque je partais dans des univers complètement imaginaires. Même s’il y a bien une distorsion, car on est tout de même dans de la science-fiction.

Mes deux personnages principaux sont aussi un réel défi, en ce sens que, là encore, ils sont ancrés dans une réalité très différente de la mienne. C’est une approche autre que de celle qui consiste à se projeter dans un personnage à partir de la pure imagination, et cela nécessite beaucoup de documentation, d’observations et de discussions pour ne pas tomber dans le cliché et la facilité.

Plein d’autres détails me terrifient, mais en même temps, se confronter à ces limites est une expérience nouvelle et excitante.

Bref, après un mois environ d’écriture, je me suis amusée à compter les signes. Je sais, c’est idiot, mais ça me rassure.

Et dans les mois à venir ? Je devrais partager mon temps entre ce projet, et le retravail sur un manuscrit soumis en début d’année … Ça aussi, c’est une perspective qui m’enthousiasme, même si ça fait un peu peur 😊.

Festivals, salons et rencontres

Les 28 et 29 septembre 2019, retrouvez-moi au festival des Aventuriales à Ménétrol sur le stand des éditions Arkuiris et de la revue Etherval.

En février, rencontre avec les auteurs et autrices de ma ville à la médiathèque. Un chouette moment d’échanges, très chaleureux ! Mes lectures sont en cours, j’en parle d’ailleurs ici et :).

En mai, vous me trouverez sur le stand de Nats Éditions aux Imaginales d’Épinal (23-26 mai 2019).

En juin, je serai à Nice Fictions (7 au 9 juin) à l’occasion de la parution de l’anthologie Rouge, dirigée par Hélène Marchetto, où figure une de mes nouvelles.

@ bientôt !

C’est l’automne, nouvelle donne !

Enfin, peut-être pas. Mais quoi de neuf, docteur ?

Une interview de Dounia Charaf sur le site des Vagabonds du Rêve me donne la parole au sujet de mon roman Les Oubliés d’Ushtâr.

Le numéro 94 du Club Présences d’Esprits chronique aussi mon roman ! La revue est sur format papier, je vous mets un lien vers leur site très vite.

Le journal de ma ville m’offre une jolie tribune dans son numéro de novembre :

Ma nouvelle La cloche, hasta siempre ! , premier prix Visions du Futur 2018, paraît dans le AOC N°50

Au sommaire : Le Luck ou la vie de Christophe Orly (Accessit), Souvenirs du monde flottant d’Anne Goulard (3ème prix), Seul de Goliathus, et La Cloche, hasta siempre !

Enfin, pour clore l’année, ma nouvelle Les Sables d’Olonna paraît dans le Géante Rouge 2018, où j’ai eu la chance de pouvoir coordonner l’un des cahiers  :).

Bref, l’automne était riche en émotions. L’année 2019 sera plus calme : je me consacre surtout aux corrections de mon deuxième roman de planet opera.

Bonnes fêtes de fin d’année à tout.e.s !

(Ah, et il faut que je vous revienne vous parler de mes lecture, parce qu’il y a eu quelques coups de cœur <3).

 

 

Mai, Juin, tout plein de choses !

Le 21 mai est sorti mon roman : un moment très fort en émotion. Le plus déroutant sans doute a été de devoir le lâcher dans la nature. J’ai été très touchée par l’intérêt qu’ont manifesté des amis, des connaissances, ou même des lecteurs totalement inconnus, et j’espère que globalement ils passeront un bon moment de lecture.

Si vous souhaitez avoir quelques avis, c’est par ici.

Dans la foulée, j’ai « fait » mon premier salon aux Intergalactiques de Lyon, puis pour la toute première fois je me suis tenue derrière un stand d’éditeur aux Imaginales. Ça fait drôle. Un chouette moment comme toujours, mais avec une note particulière, donc, cette année 😊

Avec Hina Corel et Saiph Adelaide

Le 17 juin, deuxième surprise : l’annonce des prix Visions du Futur. Il y a deux ans, je gagnais le troisième prix derrière Bruno Pochesci et Éric Morlevat…. Cette année, j’ai la grande joie de me voir attribuer le premier prix ! Incroyable ! Voici donc le certificat que j’ai reçu lors de cette après-midi très sympathique sur la péniche où avaient lieu ces rencontres de l’imaginaire du Club Présences d’Esprits :

Le détail du palmarès.

 

Jury du Prix Visions du Futur et lauréats présents : Goliathus, Christophje Olry et moi-même.

Un moment fort en rigolade, comme vous pouvez le constater :

Avec Lilian Devigne et Bruno Pochesci

Quelques photos prises par Bernard Henninger et les éditions Arkuiris, qui étaient présentes pour présenter leurs anthologies, dont la dernière en date, Dans les villes de demain.

Beaucoup de joie, donc, de nouveaux amis, et le plein d’énergie pour écrire encore et encore ! (D’ailleurs, j’ai beaucoup écrit cette dernière semaine).

Côté lectures, comme toujours lorsque je suis en phase d’immersion dans l’écriture, ça reste modeste. Et je reste sur de la lecture de BD ou de nouvelles, sans doute parce que lorsque je plonge dans un roman, je ne peux plus rien faire d’autre que lire, lire, et lire encore !

Voici donc ma dernière lecture en matière de nouvelles : le numéro de Gandahar consacré aux grandes dames de la SF.

Couv. Gandahar 12 – Les grandes dames de la SF

Au sommaire, des autrices telles que Nathalie Henneberg, Julia Verlanger, mais aussi Joëlle Wintrebert, Sylvie Lainé ou Élisabeth Vonarburg., et des plumes méconnues telles que Noëlle Roger ou Christine Renard. Lisez-le ! il y a de véritables perles là-dedans 😊

Côté BD, gros coup de cœur pour L’adaptation du roman de Alain Damasio, la Horde du Contrevent. Pfffiou, la claque !

@bientôt pour la suite des aventures scribulatoires !

Actualités de printemps

Le soleil est encore timide, mais cela n’empêche pas les projets de bouillonner. Ou plutôt, non, c’est une drôle de période, pour moi : beaucoup de lectures, peu d’écriture. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de travail!

Car enfin, je suis fière de vous annoncer la parution de mon premier roman, le 21 mai :).

En attendant, voici la couverture et la quatrième de couverture :

Et la quatrième de couverture, pour vous faire une idée 🙂 :

 

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’ai eu la joie de voir l’une de mes nouvelles sélectionnée pour la parution d’un recueil sur le thème de la Ville du Futur chez Arkuiris. Ce texte avait été envoyé en réponse à un concours : Prix Écrire la Ville 2018 .

Côté lectures, il y a eu des découvertes : Nnedi Okorafor avec son roman « Qui a peur de la mort?« , et l’immense Kazuo Ishoguro, avec d’abord Le Géant enfoui, puis Lumière pâle sur les collines, suivie de Nocturnes  (cinq nouvelles du crépuscule)… et je lirai probablement toute son œuvre!

Plus d’infos prochainement! 🙂

Petit bilan lecture et écriture de janvier

2017 a été plutôt riche en changements pour moi. Changement de travail, nouveau rythme de vie, et donc forcément, nouveau rythme d’écriture.

La grande nouvelle en 2018, c’est la sortie de mon premier roman de planet/space opera chez Nats Editions (je vous donnerai des précisions au fur et à mesure). Hé oui, car les corrections sont terminées ! La mise en page est bouclée, et d’ici peu, j’aurai le BAT (Bon à Tirer) entre mes mains… C’est à la fois très excitant et effrayant. Excitant, parce que c’est un rêve de cinq ans qui se concrétise. Effrayant, parce que… Hé bien, parce que c’est une première.

Au final, en 2017 j’ai un peu délaissé le domaine du texte court (à ma grande frustration, parce que la nouvelle est un terrain d’expérimentation passionnant, et j’espère bien pouvoir y revenir sans trop de pression d’ici l’été prochain. J’aimerais notamment essayer de démonter un peu les mécanismes d’écriture et de narration un peu trop sages et logiques que j’ai adoptés ces derniers temps, mais bref, ceci est une autre histoire !).

En revanche, j’ai bien avancé dans mon projet de roman en cours, un planet/space opera qui puise son inspiration dans la littérature japonaise classique et de la danse. Bon, au lieu des 500 mille signes prévus au départ, le manuscrit approche des 700 mille, et il reste encore, allez, une trentaine de milliers de signes à pondre pour boucler la fin. En même temps, je corrige et réécris éventuellement les premiers chapitres. Une centaine de pages sont déjà à peu près lisibles.

Côté lectures, il y a eu le tome 2 de la série Quantika de Laurence Suhner :L’Ouvreur des chemins (paru chez l’Atalante, et disponible depuis peu en Folio SF). Lu d’une traite, comme le tome 1. C’est un planet opera moderne, servi par un rythme trépidant et une écriture brillante, que je conseille vivement à tous les amateurs du genre, ou à ceux qui souhaiteraient le découvrir.

 

J’ai apprécié aussi la lecture de  L’espace d’un an de Becky Chambers,  Prix Julia Verlanger 2017 Encore une fois, un space opera bien dans l’air du temps qui présente, via l’équipage multiespèces d’un vaisseau, une utopie chaleureuse et humaniste.

 

Ah, et concernant mes publications récentes, vous pouvez me retrouver dans le Géante Rouge 2017, aux côtés de Bruno Pochesci et Lilian Devigne 😊. (Dans le cahier gris)

Nouvelles d’automne

Bon, a vrai dire c’est encore l’été, mais le temps se prêtant à un petit bilan de rentrée…

Tout d’abord, une parution : ma nouvelle « Karma Goodies » est au sommaire du numéro 48 de la revue Galaxies-SF. Joie! 🙂

Un petit texte aussi aberrant que franc du parler, où une petite nénette un peu trop speed apprend à se détendre un peu à ses dépens.. Où il est question de la linéarité du temps, et de ce que ça nous impose comme rythme de vie.

La couv est très belle et fantaisiste à souhait :

Ensuite, il y a eu des lectures. Des nouvelles, des tas de nouvelles, et deux romans (le deuxième est en cours:) : Le moineau de Dieu, de Mary Doria Russel, un vrai coup de cœur. De la SF, des aventures, une rencontre avec des aliens, mais avec le point vue d’une ethnologue et l’angle de la recherche de Dieu via un personnage central jésuite.

Et, en cours : Espérer le Soleil de Nelly Chadour. Des vampires, les mythes de Baba Yaga et Peter Pan revisités, le tout dans un Londres post apocalyptique devenue seul ilot de vie dans une Europe dévastée par l’hiver nucléaire. Le tout sous une plume boostée et hallucinée, un vrai régal.

Enfin, mes projets : écriture de mon projet de roman numéro 3 en cours. Après un été assez productif, je lutte au quotidien pour garder le fil conducteur avec une rentrée bien mouvementée. J’essaye d’écrire tous les jours, l’inspiration, l’énergie et la foi ne sont pas toujours là, mais l’écriture avance. 2/3 sont couchés sur disque dur au jour d’aujourd’hui.

A venir aussi : ma nouvelle « La Parfaite équation du bonheur », dans le Géante Rouge 2017 à paraître cet automne. Plus d’infos à venir!